J’accroche mon regard au miroir éteint de mon enfance,
pour n’y percevoir que l’aura sombre satin de la défiance,
je nourrissais alors mon âme naïve d’indicibles serments,
je ne savais pas encore aimer, mais je le voulais tant.
Quand les rires et les larmes s’organisent telle une stance,
le kaléidoscope de vains rêves inassouvis par indolence,
fait ressurgir du passé les images décimées par le temps,
de faces fardées aux sourires aiguisés de rictus inquiétants.
Au cœur de myriades d’étincelles astrales peintes sur la nuit,
l’inaccessible maraudeur froisse t-il nos visages sans bruit?
Ou les rides sont elles les cicatrices d’anciennes caresses ?
Quand l’ombre obséquieuse de l’oubli nous invite à l’ivresse,
l’innéité de l’angoisse ancrée au corps las de l’insomnie,
dessine des flammeroles au tombeau des espoirs alanguis.










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